Les robots domestiques ne se limitent plus au nettoyage des sols. Avec l’EBO Max FamilyBot, Enabot explore une autre voie : celle d’un compagnon mobile capable de communiquer avec les membres du foyer, de garder un œil sur les animaux, de surveiller la maison et même d’accompagner les personnes âgées.
Avec son apparence volontairement sympathique, ses grands yeux bleus et sa capacité à se déplacer de manière autonome, l’EBO Max cherche ainsi à devenir un véritable intermédiaire entre les différents membres de la famille. Pour y parvenir, Enabot mise notamment sur l’intelligence artificielle, la reconnaissance des visages et une caméra capable de filmer en 4K.

Un petit robot conçu pour évoluer au cœur de la maison
L’EBO Max FamilyBot adopte un format compact et arrondi, monté sur roues afin de pouvoir circuler dans les différentes pièces du logement. Son design est clairement pensé pour lui donner davantage l’apparence d’un compagnon que celle d’une caméra de surveillance traditionnelle.
Cette mobilité constitue justement l’une des principales différences avec les caméras connectées classiques. Plutôt que de rester à un emplacement fixe, le robot peut se déplacer dans la maison pour rejoindre un membre de la famille ou surveiller différentes zones.
Cette approche prend tout son sens avec la communication vidéo bidirectionnelle. Depuis l’application, un parent absent peut par exemple utiliser l’EBO Max pour retrouver ses enfants dans la maison et échanger avec eux en vidéo. Le principe peut également faciliter les communications avec une personne âgée qui n’a alors pas nécessairement besoin d’aller chercher un smartphone ou une tablette pour rester en contact avec ses proches.
Les animaux domestiques font eux aussi partie des usages envisagés par Enabot. Le robot peut les repérer dans la maison et permettre à leur propriétaire de se connecter à distance pour vérifier ce qu’ils font.
IA, reconnaissance de 20 visages et mémoire à long terme
Enabot met particulièrement en avant les capacités d’intelligence artificielle de son nouveau FamilyBot. L’EBO Max dispose d’une mémoire à long terme destinée à lui permettre d’apprendre progressivement les habitudes et les routines du foyer.
Le constructeur annonce également une reconnaissance pouvant identifier jusqu’à 20 visages. Cette fonction doit permettre au robot de distinguer différents membres de la famille ou des proches régulièrement présents dans la maison.
L’interaction peut aussi passer par la voix. La commande « EBO EBO » permet d’interpeller directement le robot. Celui-ci peut notamment intervenir dans les routines quotidiennes en proposant des rappels adaptés aux habitudes qu’il a apprises, par exemple avant le départ des enfants pour l’école.
Enabot prévoit également un usage orienté vers l’accompagnement des personnes âgées. Le robot peut notamment signaler à la famille une potentielle chute. Une fonctionnalité intéressante sur le papier, même si elle ne doit évidemment pas être considérée comme un dispositif médical ou se substituer aux solutions d’assistance spécialisées.
Lorsque son niveau de batterie devient insuffisant, l’EBO Max est enfin capable de retourner automatiquement à sa station de recharge. Il peut ainsi rester disponible sans nécessiter une recharge manuelle systématique.

Communication, surveillance et souvenirs en 4K
L’EBO Max ne se contente pas d’assurer les communications familiales. Enabot le positionne également comme un outil de surveillance mobile lorsque personne n’est présent au domicile.
Pendant une absence, il peut effectuer des rondes dans la maison et signaler une activité considérée comme inhabituelle. Là encore, sa capacité à se déplacer lui offre un avantage évident par rapport à une caméra fixe, puisqu’un seul appareil peut potentiellement observer plusieurs endroits du logement.
Sa caméra peut par ailleurs enregistrer des images en 4K. Enabot imagine ainsi son robot capturer certains moments familiaux sans obliger une personne à rester derrière son smartphone. Lors d’une réunion de famille ou des fêtes de fin d’année, l’EBO Max peut par exemple évoluer au milieu des participants et enregistrer la scène.
Cette polyvalence résume finalement le positionnement choisi par le constructeur. Plutôt que de créer un appareil consacré à une seule tâche, Enabot rassemble dans un même robot plusieurs usages : communication vidéo, surveillance du domicile, suivi des animaux, interactions avec les membres du foyer et capture de souvenirs.

Un FamilyBot qui cherche sa place dans le quotidien
Avec l’EBO Max FamilyBot, Enabot poursuit une vision assez différente du robot domestique traditionnel. Il ne nettoie pas la maison et n’a pas vocation à remplacer une enceinte connectée : sa valeur repose avant tout sur sa mobilité et sa capacité à créer une présence à distance.
Les usages présentés sont particulièrement adaptés aux foyers dans lesquels enfants, parents, grands-parents et animaux ne se trouvent pas toujours au même endroit. La reconnaissance de 20 visages, la mémoire à long terme, les communications vidéo bidirectionnelles et les déplacements autonomes donnent à l’EBO Max un potentiel intéressant pour centraliser plusieurs fonctions habituellement réparties entre différents appareils.
Reste désormais à voir comment cette intelligence et cette autonomie se traduiront dans les conditions réelles d’une maison, notamment pour la navigation, la reconnaissance des personnes et la pertinence des alertes. Sur le papier, l’EBO Max FamilyBot illustre en tout cas une évolution intéressante du marché : celle de robots domestiques qui cherchent désormais moins à effectuer une tâche précise qu’à devenir de véritables assistants mobiles du foyer.

